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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique en Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais concentre un parc immobilier particulièrement vulnérable au coût du chauffage électrique. Dans les communes minières du bassin de Lens-Hénin, dans les pavillons de la périphérie d'Arras, dans les lotissements de Saint-Omer ou de Calais construits entre 1970 et 1995, des dizaines de milliers de foyers dépendent encore de convecteurs à effet Joule pour se chauffer. Ces appareils, surnommés "grille-pains" dans le jargon des professionnels du bâtiment, transforment directement 1 kilowattheure d'électricité en exactement 1 kilowattheure de chaleur. Ce rendement unitaire, qui peut sembler honnête sur le papier, se révèle catastrophique en pratique face aux tarifs actuels de l'électricité.

Le climat océanique dégradé du Pas-de-Calais aggrave considérablement la situation. Contrairement aux régions du Sud ou même à l'Île-de-France, le département connaît des hivers longs et humides, avec des températures qui stagnent fréquemment entre 2°C et 8°C de novembre à mars. L'humidité ambiante, favorisée par la proximité de la Manche et de la mer du Nord, accentue le ressenti de froid et oblige les systèmes de chauffage à fonctionner plus longtemps. Les vents dominants de secteur ouest-sud-ouest, particulièrement violents sur le littoral entre Boulogne-sur-Mer et Calais, augmentent les déperditions thermiques des bâtiments mal isolés. Le tout se traduit par des factures d'électricité annuelles pouvant dépasser 3 000 euros dans un pavillon de 100 m² chauffé aux convecteurs.

Les zones les plus touchées par ce phénomène sont bien identifiées. Le bassin minier, qui s'étend de Lens à Liévin, Hénin-Beaumont et Nœux-les-Mines, regroupe un nombre très élevé de maisons de cités reconstruites après-guerre ou bâties dans les années 1970-1980 avec un tout-électrique de confort. Les communes du Calaisis et de la région de Boulogne-sur-Mer comptent également de nombreux pavillons individuels équipés de radiateurs électriques anciens. L'arrondissement de Saint-Omer, avec son tissu de maisons rurales et péri-urbaines, présente un profil similaire. Dans ces territoires, la question du remplacement des convecteurs par une pompe à chaleur n'est plus seulement un arbitrage financier : c'est souvent une nécessité pour rester dans un logement décent à coût raisonnable.

Tableau comparatif : pompe à chaleur contre radiateurs électriques

Pour un foyer du Pas-de-Calais hésitant entre conserver ses convecteurs électriques et investir dans une pompe à chaleur, voici une comparaison objective sur les critères décisifs.

CritèreRadiateurs électriquesPompe à chaleur Air/Eau
Rendement énergétique (COP)1,0 — conversion directe3,0 à 4,5 selon température extérieure
Coût d'installation300 à 800 € (remplacement)8 500 à 16 000 € (réseau hydraulique inclus)
Facture chauffage annuelle (100 m²)2 400 à 3 200 €700 à 1 100 €
Économies annuelles potentiellesRéférence 0 €1 400 à 2 200 € par an
Aides financières disponiblesAucune aide spécifiqueJusqu'à 9 000 € (MaPrimeRénov' + CEE)
Production d'eau chaude sanitaireNon incluse (chauffe-eau séparé)Possible avec PAC air/eau ou ballon thermo
Climatisation réversible étéImpossibleIncluse (PAC air/air et certaines air/eau)
Confort thermique ressentiChaleur sèche, inconfort fréquentChaleur douce et homogène, air moins sec
Impact sur l'étiquette DPEMaintien classe E, F ou GAmélioration 1 à 3 classes possible
Durée de vie estimée10 à 15 ans (radiateurs à inertie)15 à 25 ans avec entretien annuel

Ce tableau révèle un écart considérable en termes de rendement et d'économies potentielles. La pompe à chaleur produit 3 à 4,5 fois plus de chaleur utile pour chaque kilowattheure consommé, ce qui compense largement son investissement initial, surtout dans un département comme le Pas-de-Calais où les besoins en chauffage sont importants et prolongés.

Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais

Prenons le cas concret d'un pavillon de 100 m² situé dans la périphérie d'Arras ou dans le bassin minier, datant des années 1975-1985, avec une isolation standard de l'époque. La consommation en chauffage électrique pur s'établit généralement autour de 12 000 à 15 000 kWh par an dans ces conditions climatiques. En intégrant une hausse de l'électricité de 3 % par an, scénario prudent mais réaliste compte tenu des évolutions tarifaires récentes, voici ce que donnent les deux options sur une décennie.

AnnéeCoût annuel convecteursCoût annuel PAC air/eauGain annuel PAC
20262 640 €880 €1 760 €
20272 719 €906 €1 813 €
20282 801 €934 €1 867 €
20292 885 €962 €1 923 €
20302 971 €991 €1 980 €
20313 060 €1 021 €2 039 €
20323 152 €1 052 €2 100 €
20333 247 €1 083 €2 164 €
20343 344 €1 115 €2 229 €
20353 444 €1 148 €2 296 €
Total 10 ans30 263 €10 092 €20 171 €

En ajoutant le coût d'investissement d'une PAC air/eau (environ 12 000 euros bruts), puis en déduisant les aides financières (environ 7 000 à 9 000 euros selon les ressources), le reste à charge réel se situe entre 3 000 et 5 000 euros. Sur 10 ans, le gain net dépasse donc 15 000 euros par rapport à un maintien en chauffage tout-électrique. Le retour sur investissement se situe entre 3 et 5 ans après aides pour la grande majorité des dossiers dans le Pas-de-Calais.

Ces calculs sont réalisés avec un COP moyen de 3,0 pour la pompe à chaleur, ce qui correspond à une estimation conservatrice pour le climat du Pas-de-Calais. Les PAC modernes atteignent un SCOP annuel de 3,5 à 4,2 dans des conditions océaniques comme celles du Pas-de-Calais, où les températures négatives sévères restent rares. Les économies réelles pourraient donc être encore plus importantes.

Les avantages concrets de la pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Une chaleur douce qui change la vie quotidienne

Le premier avantage que signalent les foyers du Pas-de-Calais après l'installation d'une PAC est le confort thermique. Les convecteurs électriques fonctionnent par convection d'air chaud : ils chauffent l'air ambiant qui monte, laisse le haut de la pièce surchauffé et les pieds dans le froid. L'air devient sec, ce qui irrite les muqueuses et favorise la propagation des virus en hiver. La pompe à chaleur couplée à des radiateurs à eau basse température ou à un plancher chauffant diffuse au contraire une chaleur rayonnante et homogène. La température est stable dans toute la hauteur de la pièce, l'hygrométrie reste dans des plages confortables, et le chauffage ronfle doucement sans à-coups.

La climatisation estivale : un argument sous-estimé sur la côte

Beaucoup de propriétaires du Pas-de-Calais estiment que la climatisation n'est pas utile dans leur région. Les récentes vagues de chaleur estivales — y compris dans le Nord-Pas-de-Calais lors des étés 2019, 2022 et 2023 — ont remis en question cette certitude. Une PAC air/air réversible ou une PAC air/eau avec mode rafraîchissement permet de maintenir une température intérieure agréable lors de ces épisodes caniculaires, qui restent certes moins fréquents qu'ailleurs mais sont de plus en plus intenses. Pour les maisons peu ventilées du bassin minier ou les pavillons orientés plein sud de la périphérie de Lens, cet avantage est désormais réel et apprécié.

L'eau chaude sanitaire intégrée

Un foyer tout-électrique ne se chauffe pas seulement avec des convecteurs : il chauffe aussi son eau avec un chauffe-eau électrique classique qui consomme en général 1 500 à 2 500 kWh par an. En optant pour un ballon thermodynamique ou une PAC air/eau intégrant la production d'eau chaude sanitaire, les économies supplémentaires atteignent 200 à 400 euros par an. Le ballon thermodynamique, d'un coût d'installation de 2 500 à 4 500 euros, peut être installé indépendamment de la PAC principale et bénéficie lui aussi de MaPrimeRénov'.

La valorisation immobilière dans le Pas-de-Calais

Le marché immobilier du Pas-de-Calais est attentif à la performance énergétique des logements, et ce phénomène s'accélère depuis l'interdiction de location des passoires thermiques. Une maison classée F ou G se vend avec une décote significative, estimée par les notaires entre 5 et 15 % selon les secteurs. Installer une pompe à chaleur, couplée éventuellement à une isolation complémentaire, permet souvent de gagner 2 à 3 classes de DPE et de sortir de la catégorie des passoires. Dans des communes comme Hénin-Beaumont, Lens ou Calais, où le parc locatif est important et où les propriétaires bailleurs sont nombreux, cet argument pèse lourd dans la décision d'investissement.

Quelle solution d'installation choisir dans le Pas-de-Calais ?

La PAC air/air : la solution la plus simple pour remplacer les convecteurs

La pompe à chaleur air/air représente la solution la moins invasive pour un logement tout-électrique. Elle ne nécessite pas de créer un réseau hydraulique : les unités intérieures sont fixées en hauteur sur les murs et connectées à une unité extérieure. Le coût d'installation pour un pavillon de 100 m² oscille entre 3 000 et 8 500 euros selon le nombre de pièces à traiter et la puissance requise. Son principal atout est la réversibilité complète : en été, le cycle thermodynamique s'inverse et la PAC produit du froid. Le principal inconvénient est qu'elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire et ne peut pas alimenter des radiateurs à eau existants. Elle convient parfaitement aux foyers qui souhaitent conserver leur chauffe-eau actuel et qui n'ont pas de plancher chauffant.

La PAC air/eau : la solution complète pour les rénovations ambitieuses

La pompe à chaleur air/eau est la solution de référence pour une rénovation globale. Elle produit de l'eau chaude à basse température qui alimente des radiateurs hydrauliques (à remplacer ou à installer) ou un plancher chauffant existant. Elle peut également produire l'eau chaude sanitaire via un ballon de stockage couplé. Son coût est plus élevé (8 500 à 16 000 euros installation complète) mais les économies sont maximales et les aides financières les plus importantes s'appliquent à cette catégorie. Dans le Pas-de-Calais, les PAC air/eau fonctionnent très bien grâce aux hivers qui, bien que frais, dépassent rarement les -10°C de manière prolongée. Les modèles récents maintiennent un COP supérieur à 2,5 jusqu'à -15°C, ce qui les rend parfaitement adaptés au climat local.

La solution mixte : PAC + radiateurs à inertie

Pour les logements où les travaux de création d'un réseau hydraulique sont trop complexes ou trop coûteux (appartements, petites maisons avec contraintes techniques), une solution mixte peut être envisagée. On installe une PAC air/air pour couvrir 70 à 80 % des besoins de chauffage et on conserve quelques radiateurs à inertie pour les appoints dans les chambres ou les pièces difficiles d'accès. Cette approche réduit significativement la facture énergétique sans nécessiter de travaux lourds. Le coût total reste contenu et les aides s'appliquent sur la part PAC de l'installation.

Aides financières et financement disponibles en 2026

Le gouvernement français maintient en 2026 un dispositif d'aides robuste pour encourager le remplacement des systèmes de chauffage fossiles et électriques inefficaces. Voici le détail des aides disponibles pour un propriétaire du Pas-de-Calais.

MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros

MaPrimeRénov' est l'aide principale de l'État pour la rénovation énergétique. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, les montants varient selon les revenus du foyer. Les ménages aux ressources modestes (revenus inférieurs aux plafonds Anah pour le Pas-de-Calais, zone B1) peuvent percevoir jusqu'à 5 000 euros. Les ménages intermédiaires reçoivent entre 2 500 et 4 000 euros. Même les foyers aux revenus supérieurs bénéficient d'une aide d'environ 1 500 euros. Pour une PAC air/air, les montants sont légèrement inférieurs. La demande se fait obligatoirement avant le début des travaux via le portail maprimerenov.gouv.fr, et les travaux doivent être réalisés par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

Les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) : jusqu'à 4 000 euros

Les Certificats d'Économies d'Énergie constituent une aide complémentaire versée directement par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.) en échange de la réalisation de travaux économes en énergie. Pour une PAC dans le Pas-de-Calais, les primes CEE peuvent atteindre 2 000 à 4 000 euros selon le type de PAC, la situation géographique et le profil du foyer. Les ménages en situation de précarité énergétique bénéficient du dispositif "Coup de pouce énergie" qui majore ces primes de manière significative. Il est fortement conseillé de comparer les offres de plusieurs fournisseurs car les montants varient sensiblement d'un opérateur à l'autre.

L'Éco-PTZ : jusqu'à 15 000 euros sans intérêts

L'Éco-Prêt à Taux Zéro permet de financer les travaux de rénovation énergétique sans payer d'intérêts. Pour l'installation d'une pompe à chaleur, le montant maximal est de 15 000 euros, remboursable sur 15 ans. Ce dispositif est cumulable avec MaPrimeRénov' et les CEE, ce qui permet de couvrir l'intégralité du coût des travaux sans avancer de fonds propres importants. Il est accessible dans toutes les banques partenaires du dispositif et ne nécessite pas de condition de ressources. Pour les foyers du Pas-de-Calais souhaitant investir sans mobiliser leur épargne, l'Éco-PTZ est un outil de financement particulièrement adapté.

Le bonus "sortie de passoire thermique" et la TVA à 5,5 %

Pour les logements classés F ou G qui passent en classe D ou supérieure grâce aux travaux de rénovation, un bonus spécifique de MaPrimeRénov' s'applique. Ce bonus "sortie de passoire thermique" peut représenter 1 000 à 1 500 euros supplémentaires selon les revenus. Enfin, la TVA sur les travaux de rénovation énergétique est réduite à 5,5 % au lieu de 20 % standard, ce qui représente une économie directe de 10 à 14 % sur le montant HT des travaux. Pour une installation à 12 000 euros HT, la TVA réduite représente une économie nette d'environ 1 740 euros par rapport au taux normal.

Attention : pour bénéficier de MaPrimeRénov', il est obligatoire de faire réaliser les travaux par un professionnel certifié RGE. La demande d'aide doit impérativement être déposée et validée avant la signature du devis d'acceptation de travaux. Toute démarche dans l'ordre inverse annule le droit à l'aide. Rapprochez-vous d'un conseiller France Rénov' dans le Pas-de-Calais pour sécuriser votre dossier.

DPE et obligations réglementaires : l'urgence pour les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais

La réglementation sur la performance énergétique des logements locatifs constitue un moteur puissant pour accélérer les rénovations dans le Pas-de-Calais. Depuis janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location en France métropolitaine. Les propriétaires qui louent encore des biens classés G s'exposent à des sanctions et à la résiliation possible du bail par le locataire. Cette interdiction monte en puissance progressivement : les logements classés F seront interdits à la location en 2028, puis les E en 2034.

Dans le Pas-de-Calais, ce calendrier est particulièrement contraignant. Le bassin minier de Lens-Hénin, Liévin et Nœux-les-Mines concentre un parc locatif privé composé en grande partie de maisons de cités et de pavillons des années 1970-1985, dont beaucoup affichent des DPE F ou G en raison du chauffage tout-électrique couplé à une isolation insuffisante. Les communes du Boulonnais et du Calaisis présentent un profil similaire. Les propriétaires bailleurs de ces secteurs ont une double urgence : rénover pour rester dans la légalité et conserver leur investissement locatif valorisé.

L'installation d'une pompe à chaleur seule peut permettre de passer d'une classe G à une classe E dans les cas les plus favorables, mais elle est souvent plus efficace combinée à d'autres travaux d'isolation. Néanmoins, le changement de système de chauffage est l'une des actions les plus impactantes sur l'étiquette DPE car le calcul réglementaire valorise fortement les systèmes à haute performance énergétique. Un diagnostic réalisé par un diagnostiqueur immobilier certifié dans le Pas-de-Calais permettra d'évaluer précisément le gain attendu.

Cas concret : un pavillon des années 1975 à Liévin

Voici un exemple représentatif de ce que rencontrent les professionnels installateurs dans le Pas-de-Calais. Un pavillon de 105 m² situé à Liévin, construit en 1977, avec une isolation de toiture en laine de verre de 8 cm, des murs en brique sans isolation intérieure et 7 convecteurs électriques anciens d'une puissance totale de 9 kW. Le foyer est composé de deux adultes et un enfant. La facture EDF annuelle s'élevait à 2 850 euros, dont environ 2 400 euros imputables au seul chauffage. Le logement était classé E au DPE (limite basse).

Après une consultation auprès d'un conseiller France Rénov' de l'Agence Départementale de l'Habitat du Pas-de-Calais, le plan de travaux retenu a associé une PAC air/eau monosplit de 8 kW avec quatre radiateurs à eau basse température (remplacement des convecteurs dans les pièces principales), et le maintien de deux convecteurs à inertie récents dans les chambres d'enfant. Le coût total des travaux s'est élevé à 13 200 euros TTC. Les aides perçues se sont décomposées ainsi : MaPrimeRénov' 3 500 euros (foyer aux revenus intermédiaires), prime CEE 2 200 euros, TVA réduite déjà intégrée dans le TTC. Le reste à charge final a été de 7 500 euros, financé en partie par un Éco-PTZ de 6 000 euros sur 10 ans (soit 50 euros par mois sans intérêts).

Après la première saison de chauffe complète, la facture annuelle de chauffage est tombée à 820 euros. L'économie annuelle constatée est de 1 580 euros, soit un retour sur investissement brut (hors aides) de 8,3 ans et un retour sur investissement après aides de seulement 4,7 ans. Le logement a par ailleurs gagné deux classes de DPE et est désormais affiché C lors de sa remise en location. Le propriétaire a pu augmenter le loyer de 60 euros par mois en accord avec le locataire, qui économise lui-même sur ses charges de chauffage résiduel.

Notre verdict : quel est l'investissement le plus rentable dans le Pas-de-Calais ?

Dans le contexte climatique et immobilier spécifique du Pas-de-Calais, le remplacement des convecteurs électriques par une pompe à chaleur constitue l'investissement de rénovation le plus rentable à moyen terme pour la grande majorité des foyers. Aucun autre équipement ne combine aussi efficacement économies d'énergie, aides financières substantielles, amélioration du confort et valorisation du patrimoine immobilier.

Le retour sur investissement après déduction des aides se situe entre 4 et 6 ans dans la plupart des configurations rencontrées dans le département. Sur une durée de vie de 15 à 20 ans, les économies nettes réalisées représentent souvent 2 à 3 fois le coût initial de l'équipement. La PAC air/eau est la solution recommandée pour les maisons individuelles avec de la place pour créer ou rénover un réseau hydraulique. La PAC air/air reste une excellente option pour les appartements, les maisons de ville ou les budgets plus contraints.

Un point mérite toutefois d'être souligné : la pompe à chaleur donne ses meilleurs résultats dans un logement correctement isolé. Si votre maison du Pas-de-Calais présente des murs sans isolation ou des combles perdants non traités, envisagez d'associer les deux types de travaux pour maximiser les économies et l'amélioration du DPE. Les aides France Rénov' ont précisément été conçues pour accompagner ces rénovations globales.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — portail officiel de la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
  • ADEME (Agence de la Transition Écologique) — guide des pompes à chaleur, données de performance SCOP et comparatifs systèmes de chauffage : ademe.fr
  • Ministère de la Transition Écologique — réglementation DPE et calendrier des interdictions de location (décret n° 2021-19 et loi Climat et Résilience 2021)
  • Anah (Agence Nationale de l'Habitat) — barèmes MaPrimeRénov' 2026 et plafonds de ressources zone B1 applicables au Pas-de-Calais
  • Observatoire National de la Rénovation Énergétique (ONRE) — données sur le parc de logements chauffés à l'électricité en Hauts-de-France
  • Météo-France — normales climatiques station de Lille-Lesquin et Boulogne-sur-Mer, données de référence pour le calcul des besoins en chauffage dans le 62
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